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Calendrier gaulois de Coligny

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Calendrier et Dieu gaulois - Exposition

Découvert en 1897, cette statue de bronze, désignée Dieu de Coligny et ces fragments du calendrier lunaire gaulois, sont des pièces uniques en France. Les originaux sont au Musée Gallo-romain de Lyon et une reproduction est visible à la mairie de Coligny.

De Colonia (colonie romaine)
A l’époque Celte et gallo-romaine, la région connaît une forte activité grâce aux voies de communication vers Lons, Lyon, Chalon, Genève et les Alpes.
Si vous êtes à la recherche de l’exceptionnel, alors arrêtez-vous à Coligny. Merveille technique, ce calendrier lunaire, d’écriture romaine mais de langue gauloise, objet unique découvert en 1897 en 150 morceaux, devait mesurer 148 mètres sur 8 mètres. Le Dieu découvert au même endroit, statue de bronze, est désigné comme « Apollon ou Dieu, de Coligny ».

Historique :
À ce jour, l’archéologie n’a pas livré un calendrier gaulois complet mais seulement deux fragmentaires. Notre connaissance du calendrier Gaulois est donc partielle et lacunaire :

— La première découverte remonte à 1807 avec un petit fragment de bronze sorti des eaux du bord du lac d’Antre proche de Villards d’Héria dans le Jura, en territoire Séquanes. Sa surface était très modeste et on en perd trace chez un antiquaire parisien en 1888. Il reste un bon fac-similé réalisé par Héron DE VILLEFOSSE (1898). En 1967, Lucien LERAT retrouva au moins 5 fragments en bronze appartenant à ce même calendrier dans le ruisseau d’Héria ;

— La découverte la plus conséquente fût en novembre 1897 quand de nombreux fragments d’une grande plaque de bronze mêlée aux morceaux d’une statue divine gallo-romaine de Mars furent découverts par un cultivateur à Coligny dans l’Ain, en territoire Ambarri ou Séquanes (la limite entre les deux tribus reste flou, mais Coligny devait être une charnière à la croisée des territoires Eduens, Séquanes et la petite tribu des Ambarres). L’ensemble était enfoui à 30 cm de profondeur dans un champ proche de la voie romaine Lyon-Besançon (Lugdunum-Vesontio). On peut penser par la forme de l’excavation que les fragments étaient rassemblés dans un panier en forme de hotte. La langue gravée, la forme et le contenu ne laisse aucun doute sur la nature d’un calendrier gaulois (à priori une plaque techniquement gallo-romaine gravée dans le bronze, écrite en lettres latines mais en mots gaulois). Ces fragments (environ 150) représentent de l’ordre de 50% de la surface de la plaque calendaire d’1,48 m x 0,9 m. Il manque 30 mois sur 62. Le "puzzle" de cette plaque une fois reconstitué, se présente sous la forme d’un tableau de 16 colonnes et 4 lignes/mois (sauf 2 colonnes où apparaissent 3 mois).

Chaque ligne de notation journalière possède un trou qui permettait d’accrocher un index pour repérer le jour courant (probablement une cheville en bois). Les lettres latines gravées ont une hauteur moyenne de 3,5 mm. La mise en page est approximative et irrégulière. Elle comporte quelques maladresses où certaines lignes débordent sur la colonne suivante. L’alignement vertical est irrégulier, l’interligne parfois moyennement respecté. Comme l'opération de gravure fût manuelle et laborieuse, les lettres ne sont pas systématiquement espacées régulièrement. Les épithètes de certains mois débordent parfois sur l’en-tête du mois voisin. Les trous sont percés concomitamment à la gravure de la ligne mais de manière irrégulière (des séries semblent percées à l’avance, parfois en trop). Des chiffres romains X gravés à l’avance en série sont raturés, signe d’une erreur. La lassitude et les défauts de concentration du graveur sont perceptibles face à ce long travail (raturage, omission de mot, mot superflus, répétition, imperfections).

Le calendrier était probablement installé dans un sanctuaire. Les Druides le tenaient à jour puisqu’ils avaient le monopole des connaissances scientifiques et l’observation astrale. La date de sa destruction est estimée à la fin du IIème siècle après J.-C.

Fête religieuse celtique

Dans la religion des Celtes, il y a quatre fêtes religieuses majeures qui sont mentionnées de façon récurrente dans les textes mythologiques irlandais : Samain, Imbolc, Beltaine et Lugnasad. Elles ont un caractère obligatoire pour tous les membres de la société et se célèbrent sous l’autorité de la classe sacerdotale, principalement les druides. L’année celtique se décompose en deux saisons : une saison sombre qui commence à Samain et une saison claire qui débute à Beltaine.

Les quatre fêtes religieuses

Samain / Samonios
Samain, (Samonios en gaulois), qui a lieu le 31 octobre de notre calendrier, est une fête de transition, elle célèbre la fin de l’année et le début de la nouvelle, ainsi que le passage de la saison claire à la saison sombre (fin des conquêtes et des rafles pour les guerriers et la fin des travaux agraires pour les agriculteurs-éleveurs). Les festivités durent une semaine, elles commencent trois jours avant Samain et se terminent trois jours après. Cette période est une parenthèse dans le calendrier : elle n’appartient pas à l’année qui s’achève ni à celle qui va commencer ; c’est une durée autonome, hors du temps, « un intervalle de non-temps ».
Samain, dont le nom signifie « réunion », est une fête obligatoire qui donne lieu à des rites druidiques, des assemblées, des beuveries et des banquets rituels ; son caractère religieux la place sous l’autorité de la classe sacerdotale des druides. C’est une fête de passage pendant laquelle des héros, ou des hommes exceptionnels, peuvent se rendre dans le Sidh (généralement à l’invitation d’une Bansidh), et y séjourner.
Elle est mentionnée dans de nombreux récits épiques irlandais car, de par sa définition, elle est propice aux évènements magiques et mythiques. Son importance chez les Celtes est incontestable, puisqu’on la retrouve en Gaule sous la mention Tri nox Samoni (les trois nuits de Samain), durant le mois de samonios (approximativement le mois de novembre), sur le calendrier de Coligny.
C'est une période spéciale où le passage entre le monde des dieux et celui des humains est ouvert. Sa survivance est Halloween.

Imbolc
La fête d’Imbolc a lieu vers le 1er février – mois qui correspond à celui d’anagantios selon le calendrier de Coligny. C’est une fête de purification qui prend place à la fin de l’hiver, le nom signifie d’ailleurs « lustration ».
En Irlande la célébration de sainte Brigitte à cette date conduit à penser qu’Imbolc se déroulait sous le patronage de la déesse préchrétienne Brigit et qu’un culte de la fécondité pouvait y être lié.

Beltaine
Beltaine (Bealtaine ou Beilteine) est chronologiquement la troisième des quatre grandes fêtes religieuses de l’année celtique. Elle est le pendant de Samain et marque le début de la saison estivale et a lieu le 1er mai (giamonios, selon le calendrier de Coligny). C’est le passage de la saison sombre à la saison claire, avec tous les changements que cela implique : reprise de la chasse, de la guerre, des razzias, des conquêtes pour les guerriers, début des travaux agraires et champêtres pour les agriculteurs et les éleveurs.
Au niveau religieux, c’est une fête sacerdotale, dont le nom signifie « feu de Bel ». En Gaule elle est en rapport avec Belenos et sa parèdre Belisama (« la Très Brillante »). En Irlande, c’est à cette date que sont arrivés les différents occupants de l'île, si on se réfère au Lebor Gabála Érenn (le Livres des conquêtes de l'Irlande). Les récits insistent sur les feux allumés par les druides, prononçant des incantations magiques pendant que l’on fait passer le bétail entre ces feux, afin de le protéger des épidémies.

Lugnasad
Lugnasad, dont le nom signifie « assemblée de Lug », est dédiée à Lug, le dieu primordial des Tuatha Dé Danann. Elle a lieu le 1er août, pendant la période des récoltes. C’est de la fête du roi dans sa fonction de redistributeur des richesses et d’équité, sous l’autorité des druides. C’est aussi l’occasion de régler les contentieux, de célébrer des mariages, d’entendre des poètes et des musiciens, d’organiser des jeux

Mairie
01270 Coligny

Téléphone : 04 74 30 10 97

Ouverture

Du 01/01 au 31/12, tous les jours.
Fermetures exceptionnelles les 1er janvier, 1er mai, 8 mai, 14 juillet, 15 août, 1er novembre, 11 novembre et 25 décembre.