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La Maison de Coligny

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La Maison de Coligny

A l’époque carolingienne, la féodalité se mit en place. Une famille noble, sous la suzeraineté des ducs de Bourgogne, apparut à la tête de la terre de Coligny.
Ses premiers seigneurs, connus vers 868, portaient le nom de Manassès. Le premier document mentionnant le château de Coligny  date de 974.
Cette famille issue des rois de Bourgogne tenait la souveraineté sur une des marches de la Bourgogne franque : le Revermont.

Bâti sur le rocher du Marquisat, ce château fut pris et démantelé par les troupes françaises de Louis XI en 1477 (à l’époque de Charles le Téméraire et de la grande Bourgogne).

L’époque la plus brillante de la seigneurie de Coligny (XIIe et XIIIe siècles) coïncide avec son expansion foudroyante, des régions du Revermont, aux portes de Lons le Saunier jusqu’aux contrées des rives du Rhône.

Le titre de prince de Coligny est attesté, entre autres, autour des années 1190-1200. Appartenant à la maison de Coligny, il est l’un des plus anciens titres princiers d’Europe.
Il fut en particulier porté par Hugues, prince souverain de Coligny et du Revermont, dans la charte de donation qu’il fit en faveur de la chartreuse de Portes (dans le Bugey), probablement avant de partir pour la croisade.

Cette charte commence ainsi : « Dominus Hugo de Coloniaco, miles, magnificus princeps Coloniensis, dedit Deo et fratribus Portarum pro remedio animæ suæ ac parentum suorum, quicquid habebat in eremo Portarum, et quicquid de feudatariis illius dono vel emptione acquirere potuerunt. »
Ce qui se traduit par : « Le seigneur Hugues de Coligny, chevalier, magnifique prince de Coligny, donne à Dieu et aux frères de Portes, pour le salut de son âme et celui de ses parents, tout ce qu’il possède dans le désert de Portes, et tout ce que les frères pourront acquérir, par don ou achat, de ses feudataires. »

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Ce titre princier indiquait la souveraineté du seigneur de Coligny sur ses terres. Le prince de Coligny était au nombre des « princes de Bourgogne » (ou « princes du royaume de Bourgogne ») (principes regni Burgundiæ ou principes Burgundiæ).

Ses seigneurs dilapidèrent ensuite leurs possessions (partages successoraux, donations…). Un premier partage entre frères (1190) donna naissance à Coligny-le-Viel et Coligny-le-Neuf. Dès la fin du XIIIe siècle, Coligny-le-Viel était franc-comtois et Coligny-le-Neuf savoisien.

Pendant des siècles, la frontière scinda le village, laissant église et prieuré bénéficier de la neutralité. La frontière passait au lieu de la rue de la Bresse, alors rue d’enfer.

En 1437, le mariage de Guillaume de Coligny avec Catherine de Saligny, héritière des terres de Châtillon sur Loing amena la branche ainée des Coligny à s’installer en France, non loin de la cour. Il ne laissèrent alors à Coligny-le-Viel qu’un bailli.

En 1550, l’amiral de Coligny, réunit en ses mains les deux seigneuries. Après son assasinat à Paris au soir de la Saint-Barthélémy (1572), Coligny-le-Viel fut confisqué par le roi d’Espagne, Coligny-le-Neuf par le le Duc de Savoie. En 1601, Coligny-le-Neuf est rattaché à la France en même tant que la Bresse, le Revermont  et le Bugey. En 1613, les nouvelles bornes furent plantées entre le St Empire et la France. En 1636, la guerre entre les royaumes de France et d’Espagne sévit en Bresse et en Revermont.  En 1648, vit le comté de Coligny-le-Neuf instauré en duché et en 1657, les deux seigneuries passèrent à Anne de Coligny, duchesse de Wurtemberg. En 1678, la France annexe définitivement la Franche-Comté, la frontière disparait entre les deux Coligny.

Terres et titres du Revermont

La maison de Coligny a possédé sous différents titres les différentes parties de la terre de Coligny, car la principauté de Coligny fut par la suite partagée chez les descendants des seigneurs de Coligny. On trouve en particulier :
– la branche des seigneurs de Coligny-le-Vieux. Cette terre devint le marquisat de Coligny
– la branche des seigneurs de Coligny-le-Neuf. Cette terre, la baronnie de Coligny, devint le comté de Coligny, puis le duché de Coligny
Les différentes terres titrées de Coligny sont donc :
– la principauté souveraine de Coligny, tenue par le prince de Coligny
– le duché de Coligny, tenue par les ducs de Coligny
– le marquisat de Coligny-le-Vieux, tenue par les marquis de Coligny
– le comté de Coligny-le-Neuf, tenu par les comtes de Coligny
– la baronnie de Coligny-le-Neuf, tenue par les barons de Coligny
– les seigneuries de Coligny, tenue par les seigneurs de Coligny

Les autres terres tenues dans le Revermont par la maison de Coligny, sont :
– le marquisat d’Andelot
– la baronnie de Cressia
– la baronnie de Chevreaux

 

Coligny1580Chantilly

Terres et titres dans d’autres régions

Par le mariage (1432) de Guillaume seigneur de Coligny avec Catherine de Saligny, la maison de Coligny hérita des terres suivantes :
– la seigneurie de Châtillon-sur-Loing (Loiret) et terres adjacentes
– la baronnie de La Motte-Saint-Jean (Saône-et-Loire)
– la baronnie de Saligny (Allier)

La maison de Coligny a aussi possédé les terres suivantes :
– le comté de Laval
– la seigneurie de Tanlay (Yonne)
– les seigneuries de Quintin, Tinténiac, Montmuran, Vitré, Rieux, Comper, toutes en Bretagne
– la baronnie de La Roche-Bernard

Branches et Personnages

Au cours des siècles, la famille de Coligny a donné des personnes de grande valeur :
– des seigneurs féodaux
– des chevaliers
– des croisés
– des chefs de guerre réputés
– trois maréchaux de France
– un cardinal
– un amiral de France, fondateur de la ville de Rio de Janeiro
– un chevalier du Saint-Esprit
– plusieurs maréchaux de camp
– un lieutenant-général des armées du Roi, vainqueur des Turcs.
– deux colonels-généraux de l’infanterie française
– trois ducs et pairs de France
– des prêtres, prieurs, abbesses
– des chevaliers de Malte
– une personne morte en odeur de sainteté

Branche médiévale

Parmi les seigneurs de Coligny aux XIIe et XIIIe siècle, on remarque en particulier :
– Humbert de Coligny (…1090-1147 ?)
– Guerric de Coligny (… 1147-1161…)
– Hugues, prince de Coligny (…1190-1205)
– Amédée de Coligny (…1188-1222…)
– Maison de Candie de la Bugey et la Bresse

Branche des seigneurs de Chastillon

Après son installation en France, la branche aînée de la maison de Coligny posséda la seigneurie de Châtillon-sur-Loing.

Quelques-uns des Coligny de cette branche embrassèrent la Réforme durant les Guerres de religion et combattirent les Guise aux côtés d’Henri IV. Les autres membres de la famille demeurèrent catholiques. Dès le milieu du XVIIe siècle, la branche protestante redevint catholique, à l’exception d’Anne de Coligny femme du duc de Wurtemberg.

– Gaspard Ier de Coligny (†1522), maréchal de France
– Odet de Coligny (1515-1571), cardinal de la sainte Église romaine.
– Gaspard II de Coligny (1519-1572), amiral de France et chef protestant ;
– François de Coligny-d’Andelot (1521-1569) ;
– Louise de Coligny (1555-1620)
– Charles de Coligny (1564-1632)
– Gaspard III de Coligny (1584-1646), maréchal de France
– Gaspard IV de Coligny (1620-1649), créé maréchal de France sur son lit de mort.

Branche des seigneurs de Saligny

Jean de Coligny-Saligny (1617-1686), lieutenant-général des armées du roi, chef du corps français envoyé en Hongrie au secours de l’Empire, vainqueur de la bataille de Saint-Gothard.

 

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Rue de Bresse, ancienne frontière entre Coligny le Viel et Coligny le Neuf
… et St Empire avec la Savoie (puis le royaume de France)

 

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Tour de Menthon