Bourg-en-Bresse Destinations - Office de tourisme :: Brochures :: Contact :: Infos pratiques
Menu Retrouvez-nous sur Facebook

Tous les sites

Vous êtes ici : AccueilDécouvrir & ExplorerHistoire et ArchéologieTous les sites › Château de Bourcia
Précédent Suivant
château de bourciachâteau de bourciachâteau de bourciachâteau de bourcia

Château de Bourcia

Bourcia a connu un passé tumultueux du fait de sa situation à la jonction des Comtés de Bourgogne et de Bresse. Célèbre par la taille de sa forteresse qui égalait celle d’Andelot et dont il reste aujourd'hui quelques remparts et un pan du donjon.

Le château de Bourcia, bâti sur le flanc méridional d’une montagne dominant le village, remontait au XIIIe siècle. Il égalait en importance celui d’Andelot. Il se composait d’une tour carré très haute, servant de donjon, et d’une maison-forte. Trois terrasses superposées, soutenues par des murs en pierre de moyen appareil, s’élevaient jusqu’au niveau du terre-plein de la forteresse. Au pied de la montagne, une grosse tour ronde, précédée d’un pont-levis, donnait accès à une allée tortueuse qui conduisait jusqu’à la porte du château. Les constructions étaient encore entières en 1790. Les officiers du district d’Orgelet les signalèrent à l’administration départementale comme dangereuses pour la sûreté des habitants. Peu de temps après, une troupe de paysans venus de Coligny, de Courmangoux et des villages voisins, se présentèrent au château pour le piller. M. de Branges reçut ces forcenés avec politesse et les pria d’accepter des rafraîchissements. Calmés par ce gracieux accueil, ils burent à la santé du seigneur et se retirèrent en chantant. Craignant le retour de ces tristes scènes, M. de Branges émigra. Ses biens furent confisqués et vendus nationalement. Il ne reste aujourd’hui que quelques pans de murs du donjon. La maison-forte est entièrement détruite. Les terrasses subsistent encore. Aujourd'hui, il ne demeure du château qu' une ouverture du donjon en ruine et les remparts envahis par la végétation.
Elle connut même le 9 août 1944 un bombardement en règle des Allemands qui cherchaient à atteindre le maquis qui y était basé.

Seigneurerie de Bourcia
Ce fief était mouvant de la baronnie de Montfleur. Il fut inféodé à une famille de Bresse du nom de Chambu. En 1386, Louis de Chambu, chevalier, en fit hommage à Jean de Chalon, sire de Châtelbelin. En 1422, un de ses descendants renouvela le même devoir. Le 1er juillet 1500 ; Nicolas et Antoine de Chambu, frères, prêtèrent serment de fidélité au prince d’Orange. En 1518, Pierre de Civria, écuyer, acheta moitié de cette seigneurie d’Etiennette de Chambu, épouse d’André de Groslée. Il acquit l’autre moitié en 1525, de Claudine de Chambu, épouse de François Richardon, écuyer. A Pierre de Civria succèda Claude, son fils, écuyer, puis chevalier, qui vivait en 1569. Gaspard de Civria, fils de Claude, possédait ce fief en 1584.

Il le vendit en 1600 à Jean-Baptiste Livet, écuyer, qui le transmit à Jean-Baptiste et Christophe Livet, ses fils. La ruine de ces derniers amena la vente de leurs biens. En 1679, Gaspard de Melet, écuyer, seigneur de Marigny, s’en rendit adjudicataire par décret. Le 6 décembre de la même année, M.Melet céda cette acquisition à François de Branges de Saint-Amour, et à Claudine Vuillemenot, son épouse. La postérité de M. de Branges a possédé cette terre jusqu’au moment de la révolution de 1789.
Le seigneur avait la justice haute, moyenne et basse, avec le pouvoir d’instituer tous officiers pour l’exercer. Il avait la banalité du four, du moulin, des battoirs et des forêts, le droit de ban-vin et de langues de bœufs. Il percevait des cens à Bourcia, la Boissière, Civria, la Balme-dEpy, la Serra, Dancia, Chevigna, Pressia et Montfleur. Les habitants étaient tenus de récolter les foins du pré de Pressia et de les conduire au château.
En 1619, M. Livet assigna ses sujets à reconnaître ses droits féodaux. On exigea la production de ses titres. On savait que la prise du château par les armées d’Henri IV, en 1595, avaient causé la perte de tous les anciens terriers. Après de longues discussions, les parties intéressées nommèrent pour arbitre Cleriadus de Coligny, baron de Cressia. Par une sentence du 31 octobre de la même année, M. de Coligny reconnut que les habitants de Bourcia et de la Boissière étaient usagés de la forêt du Mont Myon, qu’ils pouvaient accenser leurs communaux sans la licence de leur seigneur, qu’ils n’étaient point soumis à la main-morte. Toutes les autres prétentions de M. Livet furent accueillies.

39320 Bourcia

Téléphone : 03 84 25 27 47