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Chevignat, village martyr

Ce village a beaucoup souffert pendant la Seconde Guerre Mondiale. Lors de la rafle du 16 avril 1944 onze personnes ont été déportées. Le 18 juillet 1944 Chevignat sont incendiés par les Allemands.

Ce village a beaucoup souffert pendant la Seconde Guerre Mondiale. Lors de la rafle du 16 avril 1944 onze personnes ont été déportées et seulement une seule est revenue des camps de la mort. Le 18 juillet 1944 Roissiat et Chevignat sont incendiés par les Allemands ainsi que Verjon, Pressiat, Cuisiat, Poisoux au cours du « Grand Brûle ». Ces évènements marqueront profondément les habitants. En 1949 la commune reçoit la « Croix de Guerre » pour l’action menée pendant la Résistance et les sacrifices consentis.

Au moyen-âge, à la frontière du Royaume de France avec lComté de Bourgogne, Roissiat et Chevignat furent également incendiés en 1637 par les Comtois excédés des incursions françaises sur leur territoire.

Le territoire de la commune de Courmangoux a été occupé dès l’époque préhistorique comme le démontrent les fouilles réalisées par Pierre Piquet à Chevignat dans la grotte des Bornets. De nombreux squelettes, dents (250), silex taillés, poteries … ont été retrouvés. Des analyses récentes prouvent que le site a été fréquenté avec certitude tout au long du néolithique ( des tessons proches du Style de Saint-Uze ont été datés de 4500 avt J.C.), les dernières occupations remontent à l’époque celtique puis romaine (un fragment d’amphore du second siècle a été trouvé).

Le hameau de Chevignat a pour origine « Chivisiacum » cité en 962 dans un cartulaire ce qui veut dire le domaine de Civisius nom du propriétaire ancien probablement gallo-romain.

Développée depuis le XVème siècle la vigne occupait la plupart des pentes. Tout en s’intégrant à la culture et à l’élevage, elle était devenue l’activité principale. Les vins blancs de Roissiat étaient renommés. Et certains crus comme celui « de la comète » en 1811 furent particulièrement appréciés. L’arrivée des vins du midi par le train et le phylloxéra ( apparu pour la première fois en 1876 à Courmangoux) ont détruit le vignoble à la fin du XIXème siècle. Seules subsistent quelques vignes donnant un excellent vin « à goût de Jura ».

Celtes et Romains se sont installés sur les pentes du Revermont, la plaine bressane n’étant qu’une forêt marécageuse. La voie romaine qui reliait Lyon à Besançon longeait le Revermont jusqu’à Coligny.

De cette époque reste une architecture de vieilles maisons de vignerons en pierre disposant d’une cave fraîche sous l’habitation. Un escalier permet d’accéder à une pièce autrefois unique qui servait à la fois de chambre et de cuisine. Un second bâtiment est souvent accolé : grange ou étable surmonté de son fenil. Viticulture et élevage étaient souvent associés.

De 1913 à 1937 le tram relie le Revermont à Bourg-en-Bresse, et passe par Roissiat et Chevignat. Celui-ci transporte des pierres de la carrière de Roissiat , des voyageurs, mais aussi des animaux le jour du marché à Bourg-en-Bresse. Malgré les protestations il est remplacé par une ligne d’autocars. Le tracé du tram est encore visible aujourd’hui.

01370 Courmangoux

Téléphone : 04 74 30 59 67